Sanary Dans la deuxième partie du récit de notre voyage en méditérranée, vous découvrirez la Ciotat (là où le Bobato a été mis à l'eau pour la première fois en 1975) et ses alentours. Nous avons passé le 15 août dans le port de la Ciotat en attendant que le Mistral passe... Pendant ce temps, Eva et moi avons bien profité des journées tranquilles à bord, des balades, d'une soirée cinéma, et des feux d'artifices. Une fois le Mistral calmé, nous avons mis le cap sur Sanary-sur-Mer où nous ferons démi-tour pour rentrer sur Marseille.

 

 

Jeudi 14 août 2008

Départ du Port-Miou, Cap sur La Ciotat

 
Edel 4 à la Ciotat Ca y est, nous sommes arrivés au port vieux de la Ciotat après une lente traversée  (manque de vent) depuis la calanque de Port-Miou. J’ai fixé le cap en direction de l’ile verte (120°) qui se trouve juste à coté de la Ciotat. Il n’y avait pas énormément de vent, donc j’ai dû lancer le moteur pendant une bonne demi-heure car le bobato n’avançait qu’à 2-3 nœuds sous GV et génois (vent portant). En arrivant sur le port vieux de la Ciotat, on voit bien les grues géantes du chantier naval d’autrefois. L’entrée dans le port est facile. J’ai essayé d’appeler la capitainerie sur le VHF (canal 9), mais c’était la pause déjeuner. Eva avait téléphoné dans la matinée juste avant de partir de Port-Miou pour se renseigner sur les places disponibles. A priori, il restait de la place mais il vaut mieux arriver avant 16h à mon avis. Du coup, j’ai calé le bobato sur un petit bout de quai en diagonale en face de la capitainerie. C’est pratique quand on n’a que 7m de bateau. Comme c’était l’heure de la pause midi, nous voulions aussi casser la croute au soleil. Une petite tomate, un œuf dur, une boite de sardines (Eva adore !) , et un petit bout de pain. Un pique-nique tranquille..
 
 
 


Pause picnic en attendant

A 14h nous sommes allés à la capitainerie pour avoir une place. A cette heure-là, il y avait encore une dizaine de places. Ouf ! Les gens du port sont très serviables et cool. On leur a dit qu’on voulait rester quelques nuits (en attendant le vent), et ils nous ont répondu, pas de soucis ! Vous réglerez quand vous partirez...
 
Le tarif : 15EUR la nuit, avec sanitaires (mais c est fermée de 19h à 7h). 
 
 
Le bobato est donc amarré entre deux voilier de +10m. C’est drôle, car à chaque fois j’ai l'impression que mon petit Edel 4 est minuscule par rapport à ces grosses unités. Enfin, c’est très commode ce petit bateau !

Le port vieux est très charmant et le quai des visiteurs se trouve à coté de la capitainerie et un petit bar-resto ‘Sur les Quais’.

 
On entendait un groupe de rock qui jouait dans le bar, d’ailleurs ils ont un réseau WiFi gratuit au bar. Contents de notre place, nous sommes partis à la découverte du centre ville  et pour du ravitaillement. On trouve tous ce qu’on veut sans problème. Hier soir, il y avait le marché nocturne autour du port. C’était bien sympa. Nous étions tout les deux fatigués de ces derniers jours et donc le dodo nous appelait. Nous avons passé une bonne nuit de sommeil au calme.

Le vent a commencé à se lever vers 6h ce matin et continue à souffler fort. Un avis de grand frais est annoncé pour les jours à venir. Aujourd’hui, nous nous reposons. Eva, un peu de lecture et moi les petits bricolages, et quelques siestes prévues. Je pense que nous allons rester à la Ciotat encore une nuit, voire deux. Tout dépend du Mistral...


Dans la baie de Cassis, on voit le bec d'Aigle


Amarré sur un bout de quai


L'avitaillement porte ses fruits, soirée Tex-Mex

Samedi 16 août 2008

La calanque de Figuerolles

 
 Calanque
 
Nous nous sommes promenés vers la calanque de Figuerolles à 20 minutes du port de la Ciotat. C'était une balade tranquille et la vue en descendant dans la calanque est royale ! Le soir, on a tous profité d'un feu d'artifice aux premières loges. Nos voisins nous ont invité à regarder le spectacle et pour boire un coup. Du coup, on a discuté jusqu'à minuit. Le samedi soir est très animé à la Ciotat pendant la période actuelle. Il y a toujours le marché nocturne, puis le bal de samedi soir (la fièvre du samedi soir !) On se fait bercer par la musique... Bonne nuit !


Sur le chemin en descendant


Il y a même la possibilité de mouiller dans l'étroite calanque de Figuerolles. Ici, on voit 2 voiliers mouillés, surement que pour la journée.
 

Notre position (à la plage) 

43°10'0.12"N, 5°35'50.37"E

Dimanche 17 août 2008

Cap sur Sanary sur Mer

 
 Nous avons quitté le port de la Ciotat pour faire une traversée de 12 milles jusqu'à Sanary sur Mer. Hier, j'avais hésité entre Bandol et Sanary, et puis finalement grâce à des conseils de nos voisins retraités très, très sympathiques (Richard et Maïté de Port Camargue qui vivent à bord leur 11m), ils nous ont fortement conseillé le port de Sanary car il est plus accueillant et moins cher. En plus, Eva et moi connaissons déjà bien Sanary et Six-Fours. Donc c'est gagnant, gagnant. Ce matin, on a eu un petit vent de force 2, N/NO qui s'est éteint à 2 milles de Sanary. Du coup, j'ai mis un petit coup de moteur et puis à 1 mille du port le vent a changé de direction. Ça nous a poussé (il y avait que la GV envoyée) jusqu'à l'entrée étroite du port. Nous sommes super bien installés à la panne n°4 en face de l'église. Il n'y a pas mieux...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour les jours à venir, j'ai décidé de rester ici à Sanary comme base, puis nous allons faire des sorties sur les iles d'Embiez chaque jour pour repartir mercredi matin. Je pense que c'est ici où nous ferons demi-tour pour remonter vers Marseille. Eva doit reprendre le travaille dans 9 jours et moi, je resterai près de Marseille pour profiter de la navigation en solo par là.


On largue les amarres ! Merci Richard et Maïté


Traversée : La Ciotat > Sanary sur Mer


En arrivant sur Sanary


Mouillage des Embiez


La pêche a été bonne...
Au fait, nous avons découvert le canal 63 (Cross Med), il y a quelques jours. C'est très pratique. La météo est diffusée toutes les 30 secondes.

Le tarif à Sanary la nuit pour un 7m = 15EUR. Les sanitaires (et la capitainerie) sont loin de notre place, mais bon le Bobato est en face de l'église. Une place de rêve ! Encore grâce à sa taille, nous sommes super bien installés.

 

Mardi 19 août 2008

La grande traversée: Sanary à Marseille

 
 
 
 Trace GPS
 
Ah... c'est bientôt la fin des vacances et de notre croisière en Méditerranée. Nous avons quitté la tranquillité du port à Sanary-sur-Mer pour remonter à Marseille. Au départ, j'envisage le retour en une seule escale, avec un mouillage dans l'une des calanques à mi-chemin. Ça nous ferait une quinzaine de mille à parcourir, pour chaque partie donc une demi-journée de navigation sur deux jours. On regarde les prévisions météo pour les heures à venir, dans notre zone de navigation donc un vent S/SE force 2-3 dans la matinée, puis S/E force 3-4 vers 12h jusqu'au soir, changeant N/NO force 5-6. Alors, ce n'est pas forcément le vent idéal au mouillage vu que les calanques sont très peu abritées par vent S/SE/E. Il faudra voir une fois sur place... il s'avère que les roulis rendront la tenue au mouillage instable sans parler du fait que ça ne plaira pas à Eva. Le plan B, c'est de s'arrêter dans le port de Cassis à l'improviste encore une fois. Avec un peu de chance, on nous calera sur le quai comme précédemment. Et au pire, le plan C... et bien c'est de tirer des bords jusqu'à Marseille. Finalement, nous adoptons le plan C. Soyons fous ! Nous sommes jeunes.

Eva qui garde toujours le sourire, enfin on vient de partir...

Une fois sous voiles au large de Sanary, le Bobato atteint une bonne vitesse de croisière grâce à un vent de travers de 7-9 nœuds. Je ne change pas de bord pendant une bonne heure. Je remarque que le cordage de l'enrouleur a sauté du tambour. Du coup, la corde s'est enroulée à l'extérieur ce qui nécessite une intervention de ma part. Je m'installe donc à l'avant bien calé sur le pont afin de régler les nœuds. Hélas, je suis obligé d'enlever tout le cordage de l'enrouleur. Au bout, 5 minutes je réussis à tout remettre en ordre. La leçon tirée de cette histoire. Eh bien, surveillez bien le tambour et enroulez doucement quant on envoie le génois. Rien de grave mais à éviter quand le vent est fort et la mer déchainée. J'ai eu de la chance, je me bronzais tranquillou...

Un petit vent arrière
Peu de temps après, avant l'arrivée dans la baie de la Ciotat le vent change direction (vent E) et s'affaiblit. Le Bobato ralentit avec le vent arrière. J'en profite pour passer le génois à bâbord, donc les voiles en ciseau. Nous avançons à 4 nœuds tout doucement jusqu'à la baie de la Ciotat. Puis, quelques milles plus loin, je vire de bord pour pouvoir traversée la baie de la Ciotat d'un seul coup. Le vent forcit un peu, ce qui nous aide à gagner du terrain.

video
On entre dans la baie de la Ciotat

Mais au niveau de la calanque de Figuerolles, c'est la pétole... Je suis obligé de virer plusieurs fois afin d'atteindre la baie de Cassis. Eva et moi discutons de la possibilité d'aller plus loin plutôt que de tenter notre chance au port de Cassis. Du coup, c'est parti pour les calanques. En entrant dans la baie de Cassis, on regagne de la vitesse et le vent nous emporte jusqu'au niveau des calanque d'En Vau et de Port Pin. Puis, la pétole encore une fois...


Près de l'entrée des calanques d'En Vau et Port Pin

 

J'allume le moteur car on se fait secouer dans tous les sens par les roulis. J'enroule le génois mais je laisse la grand-voile. Le but c'est d'atteindre la calanque de Morgiou pour passer la nuit. Nous continuons au moteurs pendant une bonne demi-heure. Je vois l'entrée de Morgiou qui est très large et ouverte aux vents S/SE/E. En l'occurrence, il y a un SE qui se fait sentir quand nous entrons dans la calanque pour tenter un mouillage. On remarque qu'il y a très peu de bateaux au mouillage. Ca nous permet de trouver une bonne place pour jeter l'ancre. Je manœuvre le Bobato à un endroit où on a 8m de profondeur. Eva prend la barre et s'occupe du moteur pendant je descends l'ancre. Une fois l'ancre est posée sur le fond je regagne le cockpit pour voir nous avons une bonne tenue. A priori, tout me semble OK... On surveille le mouillage en prenant quelques relèvements au compas et à l'aide du GPS. Mais au finale, nous décidons d'abandonner le mouillage car je n'ai pas confiance en la tenue de l'ancre du simple fait que les roulis arrivent de façon importante dans la calanque. Nous n'allons pas passer une bonne nuit au mouillage. C'est sûr! Du coup, on fait le nécessaire pour quitter le mouillage de Morgiou. Ce ne sera pas pour cette fois-ci...



Sortant de la calanque de Morgiou

 

A ce moment, je demande à Eva si elle se sent capable d'aller jusqu'à Marseille au cas où on ne trouverait pas de mouillage confortable dans les calanques. Elle me dit, soyons fous ! Enfin, soyons prudents avant tout. C'est donc ce que nous décidons de faire après être passé dans la calanque de Sorimou, là où nous avions déjà passé la nuit. C'est toujours la même histoire. La calanque est trop exposée au vent S/SE/E. Je le sens mal. Tant pis, je mets le cap sur Marseille (toujours au moteur) et cette fois-ci pour gagner du temps, je choisis le passage étroit de l'ile Maire pour regagner la Rade de Marseille. Je vérifie à plusieurs reprises sur la carte ainsi que sur le GPS que le passage sera praticable. Sur la carte, à l'endroit où l'on franchit le passage, le fond est à environ 2,5m. En principe, il n'y aura pas de soucis vu mes 1,42 de tirant d'eau... De toute façon, j'avais déjà vu pas mal de bateaux emprunter ce raccourci. Nous traversons encore une fois le Plateaux des Chèvres, l'endroit à haut fonds. Ça m'impressionne toujours de voir le fond défiler sous le bateau. A environ 0,5 mille du passage de l'ile Maire, j'aperçois un voilier qui rentre dans le passage. C'est parfait, ça me donne l'occasion de voir comment m'y prendre. Enfin, c'est à nous... Je suis toujours au moteur et sous grande-voile en entrant dans le passage. Nous avons un vent arrière qui nous pousse mais je laisse le moteur allumer tout de même. Disons que je savais que nous entrons dans une zone à haut fonds, mais quand on regarde le sondeur affiché 15m, puis 11m, puis 9m, puis 6, 5, 4, 3, et enfin 2,6m sur une distance d'une cinquantaine de mètres et en même temps d'autres bateaux arrivent  à contre-sens, ça fait hérisser les poils ! Mais immédiatement après avoir franchi le passage, on voit les chiffres affichés sur le sondeur qui augmentent. 3, 4, 7, 9, 13m ainsi de suite... Ouf ! C'est magnifique car nous sommes dans la Rade de Marseille, à 7 milles du terminus, et la mer est très calme et le vent arrière nous fait bien avancer ! On sent vraiment un calme dans l'air et même chez nous. Eva me propose un gouter de 4 heure car elle a finalement envie de grignoter un bout ! Nous mettons encore une petite heure pour arriver au Vieux Port. Il est environs 18h et il ne restent plus beaucoup de places sur le ponton d'accueil. Heureusement, le Bobato se cale toujours bien. Soulagés et fatigués de notre traversée, je propose à Eva de diner en ville ce soir. Bien sûr, nous retournons manger des moules frites !



Les iles près de Riou


Entrant dans le passage de l'ile Maire
 

Notre position

43°12'46.84"N, 5°20'19.23"E


De l'autre coté du passage (raccourci), l'ile Maire


Dans la Rade de Marseille
video

Enfin, c'est calme !


L'une des dernières places pour la nuit

Notre position pour la nuit 

43°17'37.12"N, 5°21'52.05"E
 

jeudi 21 août 2008

Mouillage de Port Pomègues

 
 Port de PomègueLe mouillage de Port Pomègues fait partie de nombreuses calanques sur la cote sud des iles du Frioul en face de Marseille. On était vraiment étonnés de la beauté de ce petit coin charmant qui est si près de Marseille. Un mouillage offrant un abri presque total où on peut mouiller par 5-8m de profondeur. L'eau est tellement limpide que j'ai pu voir l'ancre posée sur le fond de sable et d'herbe. Du fait que ce coin est très fréquenté, vu la proximité de Marseille, soyer certains que vous ne serez pas seuls, surtout en journée. Le soir, on avait remarqué même pas une dizaine de bateaux mouillés à coté de nous. C'était tout bonnement une nuit paisible et reposante. Le lendemain, je me suis réveillé pour vérifier l'ancre et j'ai vu une véritable carte postale devant mes yeux. Quelle merveille!
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Port Pomègues, vue de haut


Et la fameuse carte postale
video

Un tour panoramique du mouillage

 

Lundi 25 août 2008

Le periple en photos

 
 Les voici ! Les clichés de notre périple en Méditerranée pendant le mois d'aout 2008. Vivement l'été prochain pour la deuxième édition.
 
Eva est partie hier matin en TGV pour remonter en Savoie. Le boulot l'appelle.. Moi, je me retrouve tout aseul sous le soleil à l'Estaque pour démater et préparer le bateau pour le retour. Hier, j'ai pris la barre pour la dernière navigation entre le Vieux Port et le port de l'Estaque. Une petite traversée de 4 milles sous un vent calme. Ah... quel mois de rêve !


 
 

Mardi 26 août 2008

Le Bobato qui vole !

 
Et  voilà, on prépare pour remonter en Savoie. Ça fait toujours drôle de voir le bateau en plein vol.

video
 

Mercredi 27 août 2008

Les tracés

 
Voici l'image des tracés GPS de notre croisière. En tout, on a parcouru environ 160 milles nautiques.


Téléchargez le fichier .KMZ du périple et ouvrez le à l'aide de GoogleEarth.
 
 

Vendredi 29 août 2008

Retour au lac

 
Ahhhhh... c'est fini les vacances à la mer. Avant hier, j'ai sorti le bobato du port de l'Estaque. Et voilà, il retrouve son petit lac doté des vent thermique (la traverse) en fin d'après-midi. C'est quand même un paradis, non?
 


Je ne suis pas le seul à profiter du cadre magnifique!