Mouillage au Port Pomegues
Voici la première partie du récit de notre croisière en Méditerranée cet été 2008. Nous avons planifié un mois de navigation, cabotage, nuits dans les ports, et balades. Eva et moi étions tous les deux excités de partir, enfin en mer, ensemble. Un an de travaux depuis l'achat du Bobato et beaucoup de temps conscaré à préparer notre périple. Pendant le mois de vacances, nous avons fait beaucoup de rencontres des gens comme nous. De plus, j'ai pu partager l'aventure en temps réel sur internet avec nos amis Edelistes, Pascal et Fabienne. C'était le bonheur total ! Rejoignez nous dans notre aventure que nous avons tant aimé !

 

 

 

 

lundi 4 août 2008

C'est parti ! Cap sur Marseille, l'Estaque

 

EdelVoilier vous raconte l'histoire de Bobato (edel4) au départ d'Aix les bains pour la grande bleue
 

8h du matin

Ouf, c'est incroyable mais j'ai réussi à tout finir pour le départ ! En même, je bricolais la veille jusqu'à 22h l. Il est 8h du matin et j'ai rendez-vous pour gruter à 14h. Tout est bien arrimé (j'espère)... Le bateau est super chargé ainsi que le camion. C'est un peu le stress au départ, mais petit à petit, je me sens plus à l'aise avec le bateau à l'arrière. Je suis ravi d'avoir une 6ème vitesse qui nous permet de bien rouler sur l'autoroute. A suivre...

Vers 13h

En arrivant sur l'Estaque, Eva téléphone au club qui va nous gruter. La fille au téléphone nous dirige vers la mise à l'eau. Mais nous sommes obligés de tourner un peu dans l'Estaque qui est un petit village et qui n'est guère adapté à la longueur de notre convoi. Au bout d'un moment, je descends une petite allée vers une mise à l'eau. Hélas, ce n'est pas la bonne ! On se rend compte que la fille nous a mal indiqué la route et ,du coup, la mauvaise mise à l'eau. Le problème s'aggrave car l'allée dans laquelle on s'est retrouvés nous a piégée. Il n'y a pas de moyens de reculer et faire demi-tour s'avère quasiment impossible. Voyons !  Bref, après avoir étudié la situation, je réussis à faire demi-tour dans un parking pour bateaux à moteur. Mais quand même j'ai bien galéré pour sortir de ce piège !

Cette fois-ci, un type du club nous accompagne dans le camion pour nous guider jusqu'à la bonne mise à l'eau. Enfin, on arrive dans un parking qui mène au portail où se trouve la grue... Mais c'est super serré !  Si le bateau avait été un peu plus gros sur la remorque, on n'aurait pas pu se rendre à la grue. Bref, le grutier est prêt et ,en moins de 10 minutes, le Bobato est mis à l'eau dans le port. D'ailleurs, l'accent marseillais du grutier est tellement prononcé que je lui fais répéter 3 fois à chaque fois qu'il me parle... Il me regarde d'une drôle de tête. J'ai bien perdu l'habitude du Parler Marseillais.

Vers 17h

Le Bobato va passer la nuit dans le port tout seul, le temps de remonter le camion et la remorque en Savoie. Eva dort chez son frère à Marseille. Je repars tout seul à vide, direction Chambéry pour un trajet de plus de 5h de route. Ça roule super bien avec la remorque à vide et la musique à fond !

Vers 22h

Ouf, je suis arrivé sain et sauf à la maison. Je regarde sur le site de EdelVoilier pour passer un petit coucou à Pascal qui est étonné que je sois sur le site ! Il croyait que j'étais déjà parti en mer... Bref, je lui explique l'histoire de remonter la remorque, etc... Une petite douche et hop, au lit. Demain, je redescends à Marseille en TGV. Il faut commencer à prévoir le mâtage et les derniers préparatifs avant le grand départ officiel en mer.

Désolé, dans la foulée de cet après-midi nous avons oublié de prendre des photos de notre première journée de vacances.

Notre position 

43.359853° N, 5.313048° E

 

Mercredi 6 août 2008

Les derniers préparatifs, le grand départ!

 
 BobatoDu boulot, des achats et encore du boulot !
Hier, je suis redescendu à Marseille en TGV pour rejoindre Eva. Elle m'a retrouvé dans le métro, du coup nous avons fait route directe pour le port de l'Estaque afin de remâter le Bobato et préparer pour le départ officiel prévu pour demain. Nous avons un gros après-midi de préparatifs sous le soleil. Il fait plus de 35°C.

Le remâtage se fait à l'aide de la grue de mise à l'eau d'hier et le même grutier nous aide. Bien sûr, je lui fais répéter encore 3 fois à chaque fois qu'il me parle... Une fois le mât remis en place, je continue à installer la bôme, les cordages et, finalement, les voiles sont à poste. L'intérieur du bateau est en vrac car hier on avait balancé toutes nos affaires, la bouffe, etc.. de façon rapide mais de façon très bordélique ! On aura du boulot jusqu'à 1h du matin pour tout bien ranger dans les coffres et équipets du bateau. Vers 17h, nous repartons pour le Vieux Port en bus pour faire les dernières emplettes dans le USHIP du Vieux Port. Ma liste est très longue... j'avais encore de l'armement à acheter, les deux batteries de 110A, des cartes, VHF portable, adaptateur 12V vers 220V, etc, etc, etc... Après une heure passée dans le magasin et ma carte bancaire en flammes, on retrouve le frère d'Eva et ma belle soeur (Manu et Isabelle) qui nous ramènent en voiture à l'Estaque. On se rend compte que c'est la première fois qu'ils voient le Bobato en vrai ! Et oui, il est un peu plus petit que le bateau de croisière du copain skipper de Manu sur Marseille (Cédric Bar, École de croisière - Vent du large).
 


Eva et moi attaquons le rangement. Nos affaires sont éparpillées partout dans le bateau, dans le cockpit et sur le ponton. C'est tellement impressionnant à voir que nos voisins du ponton nous souhaitent un bon courage !  Nous organisons le bateau jusqu'à 1h du matin. Enfin de compte, nous avons réussi à tout mettre et bien caler dans le bateau. Mais il est hyper chargé et lourd !  Le lendemain, nos voisins sourient... ils sont, eux-même étonnés, qu'on ait réussi à débarrasser le bordel. :-) Une chose de faite !

Encore une fois, dans la foulée des préparatifs nous avons oublié de prendre des photos du bordel... C'est peut-être une bonne chose au final.


Tout es prêt pour le départ, sauf que je n'ai pas encore mis le panneau solaire
 

Le départ, enfin !

Ouf, c'est le moment que nous attendions avec impatience ! Une année de travaux et de préparations. Le Bobato est prêt à partir. Il fait un temps magnifique et ils annoncent un vent de force 3-4. Nous allons parcourir très peu de milles aujourd'hui. Plutôt que de faire une grosse navigation, je décide de démarrer la croisière tout doucement. Histoire de voir comment le Bobato et moi réagissons en mer (c'est la première que je navigue en mer avec mon Edel 4) et pour soulager Eva qui est un peu nerveuse de prendre le large... Je prévois donc deux destinations proches: les iles du Frioul ou le Vieux Port.


En quittant le port de l'Estaque
 
Nous larguons les amarres vers 10h30. La sortie du port est relativement facile. C'est très large et il y a de la place pour manœuvrer. Il faut juste franchir les digues. Une fois sortis du port, nous continuons au moteur encore 10 minutes. Je confie la barre à Eva le temps de hisser la grande-voile. Je coupe le moteur et le silence est merveilleux ! Le Bobato avance à 4-5 nœuds sous GV seule. Par la suite je déroulerai le génois. Ça commence à giter et à prendre de la vitesse. Le soleil brille et le vent souffle bien ! Quel bonheur !

Qu'est-ce qu'il est content !

Une bonne vitesse de croisière, on voit Marseille et le Frioul
 
Je mets le cap sur Marseille car le vent forcit et Eva préfère qu'on rentre sur le Vieux Port. Pour elle, la petite sortie de l'Estaque à Marseille lui suffrira aujourd'hui. A environ un mille du Vieux Port le vent se lève à plus d'une quinzaine de nœuds. On est au près serré et barré devient un peu plus musclé. Eva n'apprécie pas trop la gite, heureusement on arrive rapidement sur le Vieux Port. Je fais route pour l'entrée du port pour être mieux à l'abri du vent afin d'affaler tranquillement.


Le Vieux Port en vue

En arrivant sur le ponton d'accueil du Vieux Port, on trouve facilement de la place pour amarrer temporairement.

Nous sommes au CNTL et le jeune qui travaille au bureau nous donne une place d'escale entre deux gros voiliers.

Tarif au CNTL de Vieux Port (2008)
12,50EUR la nuit (électricité, eau et sanitaires compris) + un chèque de caution (20EUR) pour le pass (sanitaires)

Les prix pour les services à l Estaque (2008)
Tarif pour une nuit au port: 9EUR (électricité, eau et sanitaires compris)
Grutage: 22EUR
Matage: 32EUR
 

Samedi 9 août 2008

La sortie vers l'île Maire

 En merToujours à Marseille, aujourd'hui nous avons navigué une quinzaine de milles du Vieux Port jusqu'au niveau du Cap Croisette et l'ile Maire, histoire de tirer quelques bords pour découvrir les coins sympas autour de Marseille. Le vent soufflait à environ 7-10 nœuds en y allant donc on avançait plutôt bien au près. Sauf qu'il y avait des restes du Mistral... La mer était encore agitée du coup on a pris des houles et des creux en rentrant à Marseille. Ça nous a bien secoué au niveau de l'ile Maire où nous avons fait demi-tour pour rentrer sur le Vieux Port. On voyait les houles arriver sur bâbord de manière importante. Eva n'était pas très contente après moi. Enfin, j'ai eu l'occasion de mieux découvrir le Bobato et d'apprécier ses qualités marines. En rentrant, au niveau des iles du Frioul, la mer s'est calmée ainsi que les nerfs d'Eva. Nous sommes arrivés au Vieux Port vers 18h30 sous un soleil couchant comme dans une carte postale. Une petite sortie de 3h dans la Rade de Marseille nous a apporté plein de sensations !
 
 
Ce soir, Eva et moi mangeons au resto au bord du Vieux Port. Nous nous promenons en amoureux jusque de l'autre coté du port près de la Mairie. On sent encore la houle de cet après-midi dans les jambes. La nuit tombe en douceur, on voit Notre Dame de la Garde bien éclairée en haut depuis le port. C'est une belle ambiance Marseillaise. Au menu ce soir, nous choisissons des moules frites. Miam, miam!

video

Au près, ça avance...


On arrive sur le Cap Croisette


L'ile Maire de plus près


On franchit le Cap

video

Le retour mouvementé


C'est beau! Deux voiliers rentrent du Frioul au vent arrière


Le Vieux Port la nuit
 
 

Dimanche 10 août 2008

Au mouillage dans la calanque de Sormiou

 
 
Aujourd'hui, nous sommes au mouillage forain dans la calanque de Sormiou suite à une matinée de navigation d'une douzaine de milles depuis le Vieux Port de Marseille. Le Bobato franchit une deuxième fois le Cap Croisette sur une mer plutôt calme, sous un beau ciel et un vent SE de force 2. Dès que nous avons passé le Cap, le vent a quasiment disparu. Du coup, le bateau a bien brassé un moment donné ce qui a rendu Eva un petit peu malade... La pauvre. Enfin, il y avait un petit vent arrière qui nous a poussé tout doucement à travers le Plateau des Chèvres, un endroit à haut fond. Le sondeur affichait entre 8 et 11m de profondeur. Ce qui est vraiment impressionnant c'est de voir le fond défiler sous le bateau. L'eau est très claire.


On fait le tour du Cap Croisette par l'ile Maire, on aperçoit l'ile Riou dans le lointain

En arrivant sur Sormiou, nous sommes étonnés par le nombre de bateaux mouillés, tous éparpillés dans la calanque. On voit pas mal de gros voiliers de plus 12m et quelques gros moteurs. Nous sommes parmi les plus petits. Du coup, j'arrive à me faufiler assez facilement pour manœuvrer le bateau à un endroit ouvert tout en respectant une bonne distance de sécurité qui n'est d'ailleurs pas toujours évident (à respecter par les autres, grrrr...) au mouillage pendant cette période estivale. Je jette l'ancre à 11m de fond pour mouiller le temps de manger un bout et faire une petite sieste. Eva profite aussi pour faire une baignade dans l'eau plutôt fraiche !


L'eau est fraiche dans les calanque même au mois d'aout

 
Le bateau bleu à l'arrière nous a frôlé en quittant le mouillage. Son bout-dehors sur la proue est passé au-dessus du cockpit de Bobato. Je me méfie de tout bateaux arrivant et quittant un mouillage.

Notre position

43°12'29.51"N, 5°25'49.72"E

Par ailleurs, j'attendais que la calanque se vide... Histoire de trouver une bonne place de mouillage pour passer la nuit. Petit à petit, nos voisins partent et j'ai pu repérer l'endroit idéal. Vers 18h, je remonte l'ancre et Eva se charge de la barre pour quitter le mouillage en douceur. Je lui fais signe que l'ancre a décroché. Tout se passe impeccable ! Nous changeons donc de mouillage juste en face.


Ça y est, c'est l'exode

Mouillé à 10m de profondeur, une bonne tenue (sable) et bien à l'abri (sauf par vent S et E), je suis content de l'endroit. Sormiou est très large et peut accueillir une bonne trentaine de bateaux. Nous nous installons pour la nuit entre deux voiliers près de la falaise sud de la calanque. Le soleil se couche et par la suite est caché par la hauteur de la falaise. On sent la température baisser, l'air est frais. Avant que la nuit ne tombe, j'aperçois plein de poissons sous le bateau. Bien entendu, je sors la canne à pêche pour tenter ma chance et pour faire passer le temps.


Je prépare mon coup !

Ça mordillait, mais ce soir nous ne mangerons pas de poisson frais. Du coup, je prépare un petit salé de lentilles bien chaud. Nous nous calfeutrons pour la nuit en installant le taud de toit que j'ai confectionné le mois dernier. Ce soir, l'humidité se sent tout de même. Une fois prêts à nous mettre au lit, je programme l'alarme de mouillage sur le GPS au cas où on aurait dérapé... Je me suis réveillé plusieurs fois dans la nuit pour m'assurer que le bateau n'a pas dérivé. Eva dort à poings fermés, comme d'hab ! C'est une nuit calme, donc on a juste tourné toute la nuit. C'était un mouillage sympa.

Au second mouillage, c'est pour de bon !

L'entrée très large dans la calanque de Sorimou


On traverse le Plateau des Chèvres


Eva, tranquille à la barre dans la Rade de Marseille

Au fait, la clé 3G, pour avoir accès internet depuis le bateau, fonctionne parfaitement dans la calanque. J'ai du réseau et j'arrive à télécharger mes fichiers GRIB pour avoir un aperçu plutôt fiable des prévisions de vents. Merci d'ailleurs à Pascal qui m'a conseillé le logiciel.

Notre position pour la nuit

43°12'23.93"N, 5°25'34.16"E
 

 

Lundi 11 août 2008

 
 Bobato
Ce matin, nous avons quitté le mouillage à Sormiou pour nous rendre à Cassis. Le ciel est bien couvert de nuages et nous mettons les cirés en prévoyant la pluie et pour rester au chaud. J'envoie la grand-voile et le génois en espérant que le vent nous emportera vers notre destination plus rapidement. Sur le canal 63 (VHF, Cross Med), ils annoncent du vent faible, force 1-2 jusqu'à cet après-midi. Du coup, je suis obligé de mettre un petit coup de moteur (environ 45 min.) . Nous apprécions, néanmoins, le beau paysage des calanques et la mer tout autour de nous. L'humidité se sent dans l'air... je pense qu'on aura de la flotte aujourd'hui.

Avant d'arriver sur Cassis Eva a essayé, à plusieurs reprises, de téléphoner au port pour réserver une place pour la nuit. Malheureusement, elle n'est pas arrivé à joindre la capitainerie. Nous continuons en croisant les doigts. Une fois rentré dans le port, on s'aperçoit immédiatement de la petite taille du port. En plus, il est bien occupé par de nombreux gros bateaux à moteur et de yachts. J'essaie d'appeler la capitainerie par le VHF (canal 9), mais toujours pas de réponse. Par chance, nous rencontrons le bateau d'accueil du port et je lui pose la question qui tue ! Avez-vous de la place? Au premier regard, il n'a pas l'air d'être très confiant. Il me demande de patienter, du coup je remonte et redescend une allée en attendant. Au bout de 5 minutes, il revient avec une bonne nouvelle. Enfin, il nous propose une place contre le quai entre des bateaux dans les 'vraies' places. Allez hop ! je fais mon premier créneau avec le Bobato. Ca y est, ça rentre ! Du coup, nous sommes calés au bord d'un quai. On était pile poil au bon niveau de profondeur aussi. Le sondeur s'est mis à sonner en affichant 1,5m (j'ai 1,42m de tirant d'eau). Finalement, nous avons été bien accueilli à Cassis et nous avons eu de la chance d'avoir une place. C'est un petit port et il parait que c'est assez difficile d'avoir une place pendant la période estivale. Mais, si l'on a un petit bateau, on y arrive toujours !

J'ai pu brancher le 220v et la borne d'eau. Heureusement, j'avais prévu assez de rallonges et d'embouts de tuyau. Pensez à mettre à bord des embouts mâles et femelles qui se branchent sur n'importe quel robinet. J'en profite pour rincer et nettoyer le pont pendant qu'Eva se promène en ville. Le fait d'être à quai nous amène un défilé de touristes et cie qui passent à coté pour discuter avec moi. Je cause avec un type qui vient de faire la traversée depuis la Corse avec son Dufour 28OO. Il me raconte son démâtage au large de Toulon.

Le port est bien à l'abri du vent. Sauf, l'entrée peut être technique. C'est très étroit. Au niveau des tarif, pour mon bobato ça m'a couté 17,50EUR + 2EUR les douches. Jusqu'à présent, le port le plus cher ! Mais bon, notre place est hyper centre et pour se balader il y a rien de mieux (pour les 20EUR la nuit).



Eva à la barre


Nous longeons la cote au moteur, par manque de vent ce matin


On aperçoit Sormiou à quelques milles derrière


Nous arrivons bientôt dans la baie de Cassis


Une avant première des calanques de Port Pin et Port Miou


L'entrée du Port de Cassis bien étroite

Notre position

N43°12.812', E5°32.184'.
 

Mardi 12 août 2008

Un mouillage de rêve (Port Miou)

 
 Nous sommes partis du port de Cassis au moteur vers la calanque de Port Miou. Effectivement le vent a bien soufflé et il y avait une grosse houle. On se faisait tabasser dans tous les sens. Ma chérie n'était guère contente après moi... L'entrée dans la calanque était musclé car les vagues nous emmenaient rapidement vers la cote. Enfin, une fois rentrée dans la calanque au niveau des boules de mouillage, tous les deux plus tranquille puisqu'on a vécu le pire, je prends le VHF et je lance un appel sur le canal 9 pour demander une place. Aussitôt dit aussitôt fait ! Le vigile vient nous aider pour attraper la boule de mouillage ainsi que pour passer les amarres à l'arrière dans les anneaux. On est amarrés à la boule N°1.

il faut prévoir suffisamment de cordage pour amarrer le bateau à l arrière sur les anneaux fixés sur la roche environ 40-50m.


 
Le tarif pour la nuit est à 11,50EUR. Pas de sanitaires, pas de 220V, et annexe (ou nage) obligée pour regagner la terre ferme. J'adore cet endroit. C'est ici où j'ai découvert la voile grâce à des amis voilà plus de 15 ans. A l'époque je me disais, "un jour je reviendrai avec mon propre bateau." Eh voilà, j'y suis ! Un rêve de garçon réalisé ! C'est beau !


Eva a hâte de regagner la terre ferme. D'ailleurs, quand on s'est rendu à la plage, Eva a glissé de l'annexe et elle est tombée dans l'eau jusqu'au bas du dos. Ooh la! Ça avait bien crié...


Moi, je suis peinard !


Le mouillage et la baie de Cassis derrière (ça souffle !)


Quelques voisins


Au dessus de Port Miou


Au bout de Port Miou


L'entrée de Port Miou

Notre position

N43°12.374', E5°30.968.
 

 

Mercredi 13 août 2008

Une nuit difficile au mouillage

 
Cette nuit au mouillage (à cause du vent fort et de la mer bien agitée) le Bobato se faisait secouer dans tous les sens. Il pleuvait aussi ! Vent E, SE. Du coup, plein de vagues et un fort courant qui rentre du large. C'était très désagréable dans un petit bateau vu qu'il ne tourne pas avec le vent et le courant. Souvenez-vous, on a amarré le bateau à l'arrière sur la roche donc on ramasse des roulis de coté. Nos voisins tanguaient beaucoup moins que nous grâce à un bateau légèrement plus large et plus lourd. C'était assez impressionnant. Ça a rendu ma chérie un peu dingue donc nous avons pris l'annexe en début de soirée pour retrouver le calme de la terre ferme. Pour la nuit, nous avons décidé de dormir sur les banquettes dans le cockpit car Eva refusait de dormir dans le bateau. Elle n'était pas du tout à l'aise. Le bateau qui bougeait comme de pas possible et de l'humidité tropicale ! Au final, le vent a changé au milieu de la nuit (un vent N, chaud et sec) et nous avons enfin trouvé un bon sommeil. Le matin, nous nous sommes réveillés avec les pêcheurs qui nous regardaient d'une drôle de tête... :-)


Ouf, le réveille un peu difficile

Tout le monde s'active aujourd'hui inspiré par le beau temps. Nos voisins (un groupe de jeunes étudiants) se jettent dans l'eau pour une petite baignade. Eva aussi plonge dans l'eau à la chasse... un chiffon qui a coulé au fond de l'eau à 3m. Lorsque Eva est dans l'eau, je discute avec nos voisins qui comptent partir aujourd'hui pour Port St. Louis du Rhône. Je leur prête mon Bloc Marine qu'ils puissent planifier la traversée. Sinon, j'ai essayé de gonfler le canoë afin de partir à la découverte des calanques. Hélas, je découvre une importante fuite d'air. Je le range, mais toujours avec une lueur d'espoir, nous prenons l'annexe. Quelle poisse! Panne d'essence... enfin ce que j'ai dit à Eva. Du coup, j'ai ramé en amoureux dans la calanque avec ma chérie. C'est beau l'amour !


Eva à la chasse
Ce jour s'annonce bien, donc nous partons faire une petite randonnée vers la calanque de Port Pin et d'En Vau. Gâtés par cette journée de très beaux paysages et une vue magnifique de la mer. Le rêve. Au mouillage, la journée a été très calme. Du soleil et de la tranquillité.


Ah... c'est calme et il fait beau!


La calanque de Port Pin


Bronzés et contents d'être en vacances !
Ce soir, le vent se lève avec parfois des rafales. Le bateau bouge un peu, mais rien à voir par rapport à hier soir. J'en profite, c'est soirée crêpes. Un repas bien apprécié par Eva qui en raffole. Nous arrivons à bien manger quand même malgré  les petits roulis. Je suis toujours au 7ème ciel malgré la nuit difficile. Mon rêve continue...

Demain, nous repartons vers la Ciotat. Une petite traversée de 7 milles. En principe, on n'aura qu'un vent de force 2-4... NO, O.

Notre position

N43°12.374', E5°30.968.